Les Haies Bocagères aux Adillons

samedi 26 avril 2014
par  Terra Botanica

Comment vit une haie bocagère ?

Ce n’est pas qu’un simple alignement d’arbustes. Une haie est source et ressource. Les plantations sont ressource en bois, en fruits, en auxiliaires et sont source de vie et d’agréments. Tout un écosystème s’organise dans ce feuillage chamarré.

- avec Étienne Berger
- Bocage Pays Branché

Grand merci à Étienne Berger pour cette promenade découverte passionnante


Présentation d’une haie bocagère aux Adillons


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Observation plus détaillée des chênes-têtards


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Des haies plus touffues, tout un écosystème


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Notre conférencier, en milieu naturel


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Tout un écosystème à observer, si près de chez nous


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Et le délicat problème des ormes, Scolyte et Graphiose


source : Nature Midi-Pyrénnées

Les scolytes se nourrissent de la couche tendre de bois située juste sous l’écorce (appelée cambium). Mâles et femelles creusent une loge nuptiale sous l’écorce, où a lieu l’accouplement, puis la femelle creuse une galerie de ponte où les œufs sont déposés. Les œufs éclosent et des larves en émergent ; ces dernières forent alors d’autres galeries, perpendiculairement à la galerie de ponte. Il en résulte un réseau de galeries formant ces motifs très caractéristiques que l’on observe souvent sur les troncs, notamment en forêt. Enfin, les jeunes adultes quittent l’arbre par des trous de sortie circulaires formés dans l’écorce.

La graphiose, une maladie qui s’attaque préférentiellement à l’Orme champêtre et se transmet en Europe par le champignon, Ophiostoma novo-ulmi, en symbiose avec le coléoptère, Scolytus scolytus. En temps normal l’action des scolytes sur les arbres est bénéfique dans une forêt : en effet, elle permet son renouvèlement. Mais dans le cas de la graphiose, cette souche de champignon très virulente, se développe dans les tissus de l’orme, entrainant sa mort en 2 ans environ.

Les scolytes sont incapables de digérer la cellulose ou la lignine dont ils se nourrissent. Leur champignon symbiotique, Ophiostoma novo-ulmi, se trouvant dans une poche de leur cuticule, leur permettent ainsi de digérer leur nourriture. C’est d’ailleurs durant cette activité que le champignon se répand dans l’arbre hôte et infecte ainsi les vaisseaux conducteurs (formation de thylles, c’est-à-dire excroissances ligneuses, et sécrétion de substances flétrissantes).

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Et si on laissait repousser le bocage ?


Source : Nouvelle République du 13/05/2014

Il faut avoir davantage conscience de la fonctionnalité écologique du bocage. A Niort se tiennent les 6èmes rencontres de la biodiversité consacrées cette année au bocage. Sophie Morin-Pinaud est une observatrice de ce milieu à protéger. C’est elle qui, ce matin à Niort, sera la première à intervenir à l’occasion des rencontres de la biodiversité, colloque national dont la sixième édition est cette année dédiée aux bocages. Car les bocages, Sophie Morin-Pinaud les connaît comme sa poche. Ingénieur écologue au sein de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage, l’ONCFS, elle est aujourd’hui la coordinatrice du pôle « Bocages et faunes sauvages » créé en 2007, basé à Chizé.

- Quelles sont les missions du pôle Bocages et faunes sauvages de l’ONCFS  ?

Sophie Morin-Pinaud  :« Tout d’abord, nous rassemblons les connaissances sur les bocages. Ensuite, nous travaillons sur de nouvelles pistes de recherche sur ce milieu, c’est ce que nous faisons avec le CNRS sur les amphibiens et reptiles ou avec le laboratoire bordelais Adès, le Museum d’histoire naturelle, l’Inra et le Gods pour cartographier le bocage. Nous avons aussi pour mission de diffuser nos connaissances auprès des différents publics, notamment en direction des agriculteurs, via le site internet polebocage.fr ».

- Vous menez une action en direction du monde agricole  ?

« Oui, car nous travaillons aussi à la promotion des pratiques agricoles favorables au bocage. Nous dirigeons nos actions plutôt vers les agriculteurs conventionnels, avec le réseau Agrifaune. »

- Et vous visez aussi les collectivités locales et décideurs  ?

« Oui. C’est notre cinquième mission  : agir sur les politiques publiques, faire en sorte que les décideurs s’approprient nos études et intègrent l’importance des haies. »

- En quoi les haies sont-elles importantes  ?

« Elles hébergent les " auxiliaires " des cultures, elles protègent les cultures grâce à leur fonction microclimatique, elles freinent le ruissellement des sols… et elles favorisent la biodiversité. Mais il faut savoir que le bocage, ce n’est pas que la haie  : c’est toute une mosaïque de milieux. La haie n’est qu’un élément, un liant parmi les prairies, bosquets, mares… »

- Quel est l’état du bocage français aujourd’hui  ?

« Bien qu’en France et contrairement à la Grande-Bretagne, nous n’ayons pas un réel observatoire du bocage, nous pouvons dire que ce milieu régresse. »

- Vous incitez donc à ne pas arracher les haies et à en planter de nouvelles. A quoi ressemble la haie idéale  ?

« D’abord, on évite la bâche plastique au sol, censée stopper les " mauvaises " herbes et garder l’humidité  : on préfère le paillage organique qui garde, lui aussi, l’humidité et favorise l’apparition d’une végétation spontanée. Ensuite, on plante plusieurs essences pour obtenir des fruits tout au long de l’année, c’est bon pour les oiseaux, on crée aussi des buissons épineux pour les nicheurs, on laisse les lianes s’installer (ronces, chèvrefeuille, lierre…). On plante sur deux lignes pour obtenir une haie dense. Et on maintient une bande enherbée de chaque côté. »

Contact  : www.rencontres-biodiversite79.fr

Propos recueillis par Emmanuel Touron



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